Un épisode de fièvre charbonneuse est en cours depuis mi-juillet dans le département des Hautes-Alpes. Le dernier bilan officiel fait état de 23 foyers sur 13 communes.

Suite à l’enquête épidémiologique conduite par l’Anses fin juillet, les conditions climatiques sont le seul facteur commun entre les 23 foyers identifiés (enchaînement de sécheresse prolongée et de fortes pluies favorisant la remontée des spores responsables de la maladie).

 

La fièvre charbonneuse ou Charbon bactéridien ou Anthrax (terme anglo-saxon) est une zoonose infectieuse et contagieuse. Elle est due à une bactérie dénommée Bacillus anthracis et affecte de nombreuses espèces de mammifères, principalement les herbivores (bovins, moutons, chèvres et chevaux). Son importance réside dans la mortalité rapide et soudaine qui survient dans les cheptels touchés, dans sa capacité de persistance et de résurgence à partir d’anciens foyers.

 

La vaccination est le mode de prévention le plus efficace. Lors de foyer, la vaccination des animaux sains permet de stopper l’infection dans un cheptel. Actuellement, aucun vaccin contre le charbon ne dispose d’une autorisation de mise sur le marché en France. Afin de répondre au besoin, il est possible d’avoir recours à des vaccins disposant d’une autorisation de mise sur le marché dans un pays européen par le biais d’une procédure d’importation. Un vaccin disposant d’une autorisation de mise sur le marché en Espagne est produit et commercialisé. Dans le cas de l’épisode des Hautes-Alpes, la mise en place de la vaccination pour les cheptels des communes touchées a été retardée, au vue du stock limité de vaccins disponibles et des délais de procédures d’importation pour le vaccin espagnol.

 

Source : GDS France, GDS61

 

Pour en savoir plus sur le charbon, consultez la fiche technique de l’ANSES.